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lundi, décembre 31, 2012

352 - Que 2013 soit moins pire que 2012

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The chimes of Big Ben Merci à UKParliament.flv


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Nul ne guérit de son enfance Jean ferrat Merci rozenfelds84
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Nul ne guérit de son enfance
 
Sans que je puisse m'en défaire
Le temps met ses jambes à mon cou
Le temps qui part en marche arrière
Me fait sauter sur ses genoux
Mes parents l'été les vacances
Mes frères et sœurs faisant les fous
J'ai dans la bouche l'innocence
Des confitures du mois d'août

Nul ne guérit de son enfance, de son enfance
Nul ne guérit de son enfance, de son enfance

Les napperons et les ombrelles
Qu'on ouvrait à l'heure du thé
Pour rafraichir les demoiselles
Roses dans leurs robes d'été
Et moi le nez dans leurs dentelles
Je respirais à contre-jour
Dans le parfum des mirabelles
L'odeur troublante de l'amour

Nul ne guérit de son enfance, de son enfance
Nul ne guérit de son enfance, de son enfance

Le vent violent de l'histoire
Allait disperser à vau-l'eau
Notre jeunesse dérisoire
Changer nos rires en sanglots
Amour orange amour amer
L'image d'un père évanouie
Qui disparut avec la guerre
Renaît d'une force inouïe

Nul ne guérit de son enfance, de son enfance
Nul ne guérit de son enfance, de son enfance

Celui qui vient à disparaître
Pourquoi l'a-t-on quitté des yeux
On fait un signe à la fenêtre
Sans savoir que c'est un adieu
Chacun de nous a son histoire
Et dans notre cœur à l'affût
Le va-et-vient de la mémoire
Ouvre et déchire ce qu'il fût

Nul ne guérit de son enfance, de son enfance
Nul ne guérit de son enfance, de son enfance

Belle cruelle et tendre enfance
Aujourd'hui c'est à tes genoux
Que j'en retrouve l'innocence
Au fil du temps qui se dénoue
Ouvre tes bras ouvre ton âme
Que j'en savoure en toi le goût
Mon amour frais mon amour femme
Le bonheur d'être et le temps doux

Pour me guérir de mon enfance, de mon enfance
Pour me guérir de mon enfance, de mon enfance
Pour me guérir de mon enfance, de mon enfance

Jean Ferrat
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Ce fut comme une pensée éphémère, une étincelle. Elle jaillit d’une image de ce reportage sur le réveil contrasté de la Chine larguant les amarres, diffusé hier soir (dimanche 30 décembre 2012) sur une des chaines satellitaires, Planète+ Thalassa. L’éphémère pensée, l’étincelle, jaillit d’une image, elle-même jaillissant, faisant contraste avec le faste apparent qui l’environnait. Tout autour d’une immense esplanade riche en couleurs dominent des centaines de buildings caractérisant ce réveil chinois. Autant de véhicules, qui n’ont rien à envier à nos agglomérations occidentales, circulent à vive allure. Au centre de cette grande place, des Chinois sur leur 21, bien cravatés et innombrables ainsi que des étrangers moins nombreux, se prennent en photos, clic-clac, zoom avant, cadrant comme il se doit la modernité alentours, sans laquelle la photo ne vaut rien ou si peu. Nous sommes dans une mégapole orientale.

L’éphémère pensée, l’étincelle, qui me submergea, jaillit de l’image d’un homme, presque transparent, manifestement pauvre, assis au centre de cette gigantesque place devant un étal ridicule sur lequel sont posés quelques bonbons. Il doit avoir la trentaine. Un jeune homme. Son regard semble absent, absorbé. Peut-être s’invente-t-il une fête parmi les plus belles quand toutes ces arrogances devant lui n’avaient pas cours. Il voit et décrit un groupe chantant et dansant qui s’avance vers lui, une fête qui traverse son esprit : « Le rythme tout à coup change, s'accélère ; les sonnettes s'agitent, les gongs battent plus fort, et cela devient une danse. Alors, de là-bas, du recul des cours et des vieux portiques, dans la poussière qui s'épaissit, on voit, au-dessus des têtes de la foule, arriver en dansant une troupe de personnages qui ont deux fois la taille humaine, et qui se dandinent, qui se dandinent en mesure, et qui jouent du sistre, qui s'éventent, qui se démènent d'une façon exagérée, névrosée, épileptique... Des géants ? Des pantins ? Qu'est-ce que ça peut bien être ?... Cependant ils arrivent très vite, avec leurs grandes enjambées sautillantes, et les voici devant nous... Ah ! des échassiers !... » (Pierre Loti, Les derniers jours de Pékin.)



Brusquement, l’homme en haillons relève la tête. Un enfant lui tend un objet, certainement une ou deux pièces d’un (yuan). L’échange est rapide. L’enfant arrache l’objet des mains de l’humble, lui crache dessus et s’en retourne en courant vers ses parents hautement distingués, demeurés bien à distance, un pantin désarticulé, mais heureux. L’homme baisse la tête, regarde la chose qu’il tient précieusement dans sa main. Longtemps. La caméra l’abandonne, préférant suivre l’enfant, ses parents, la foule, les voitures, les buildings, le vide. L’éphémère pensée, l’étincelle qui me submergea, jaillit de cette image précisément de l’homme assis sur ses talons, devant son minable charriot.



Cette image me plongea dans les années de ma prime adolescence et déjà orphelin. Je dus abandonner le collège, quelques courtes années seulement  heureusement. Il me fallait….

Tiens, je ne souhaite pas aller plus avant. Je ne dirai rien de la situation financière. Pas de misérabilisme. Je veux juste écrire que durant ces situations des plus difficiles, lorsque j'étais obligé de rapporter quelques pièces, je vendais des bonbons, de toutes les couleurs... j’avais un compagnon, unique (des amis j’en avais, mais eux-mêmes devaient mener leur vie, et quand on a 15 ans la vie doit être intrépide, pas figée devant une carriole, car tel était mon cas), ce compagnon s’appelait (je crois bien) « un ami véritable ». Un livre, un roman, gros comme ça, trois-cents ou quatre-cents pages pleines. Format 23X15 cms, tout de cuir vêtu. Je ne me souviens pas si l’auteur était Russe, Français ou autre. L’histoire était terrible. Ressemblait à la mienne d’alors. Solitude, froid, « guerre contre l’ennemi » et qui m’autorisait à m’évader, à voyager… Pardon, j’oubliai cet autre ami véritable que fut pour moi Jean-Jacques Rousseau. Au centre culturel français, je ne le quittais guère. Ses promenades m’ont, je peux le dire, sauvé. Mais là, j’aborde une autre histoire. Par ces lignes ci-dessus, j’ai voulu juste dire que le Chinois délaissé, sur la grande place chinoise, m’a renvoyé à ma propre image. Une très ancienne image. Ancienne, mais réelle. Ferrat n’écrit-il pas que nul ne guérit de son enfance ? Bonne et heureuse année 2013. En espérant qu’elle soit moins pire, si j’ose dire, que celle-ci.

A.H.






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Happy New Year 2013_ - Video Sequence.avi merci à MarkWaples

 
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Happy New Year 2013 Merci à XTenter.flv


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Complainte de Pablo Neruda Jean FerratMerci rozenfelds84

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La complainte de Pablo Néruda



Je vais dire la légende
De celui qui s'est enfui
Et fait les oiseaux des Andes
Se taire au cœur de la nuit

Le ciel était de velours
Incompréhensiblement
Le soir tombe et les beaux jours
Meurent on ne sait comment

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Lorsque la musique est belle
Tous les hommes sont égaux
Et l'injustice rebelle
Paris ou Santiago

Nous parlons même langage
Et le même chant nous lie
Une cage est une cage
En France comme au Chili

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Sous le fouet de la famine
Terre terre des volcans
Le gendarme te domine
Mon vieux pays araucan

Pays double où peuvent vivre
Des lièvres et des pumas
Triste et beau comme le cuivre
Au désert d'Atacama

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda


Avec tes forêts de hêtres
Tes myrtes méridionaux
O mon pays de salpêtre
D'arsenic et de guano

Mon pays contradictoire
Jamais libre ni conquis
Verras-tu sur ton histoire
Planer l'aigle des Yankees

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda


Absent et présent ensemble
Invisible mais trahi
Neruda que tu ressembles
À ton malheureux pays

Ta résidence est la terre
Et le ciel en même temps
Silencieux solitaire
Et dans la foule chantant

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Jean Ferrat





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New Year Countdown Merci à VJDion









samedi, décembre 22, 2012

351 - Hocine Aït-Ahmed, cet éclaireur.



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Un éclaireur
J’ai quelque fierté à écrire, à dire aussi haut et fort, avoir côtoyé, directement, le plus souvent indirectement, Hocine Aït-Ahmed, cet homme hors du commun, armé d’une lucidité rare et d’une volonté qui est son double. D’avoir partagé un idéal commun. 
Il n’est jamais (à ma connaissance) tombé dans les pièges qui lui furent tendus, souvent par nos gouvernants, tantôt aussi par certains de ceux qu’on a qualifiés, un peu trop rapidement « les démocrates », mais néanmoins pas ennemis. Des avant-gardes éclairées en quelque sorte. Je ne parlerai pas des adversaires de la démocratie, les islamistes radicaux. Ceux-là, les premiers, gravitaient (ou gravitent encore) dans le milieu de la politique, mais aussi dans la presse et dans l’administration. Ils furent dans l’erreur, et dans des analyses exclusives et avaient assez fréquemment amalgamé à leurs programmes et argumentaires, l’injure et la manipulation. Hocine Aït-Ahmed est demeuré accroché à ses hauteurs, celles qui devraient honorer tout homme politique, mais nous en sommes loin hélas. Il le demeure encore, et la preuve nous est donnée dans ce message d’hier vendredi 21 décembre, à l’aune d’une nouvelle année difficile. Qu’il continue via sa fondation à éclairer notre route.
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Voici ce que déclarait H. Aït-Ahmed devant l'Assemblée nationale en 1963 (in: Journal officiel N° 15 A.N.C. - du jeudi 25 avril 1963 page 248) : " Un parti fort et organisé qui jouit de la confiance du peuple n'a nul besoin de dissoudre un autre parti, comme le Parti communiste algérien. Il me semble, au contraire, qu'il serait bon que ce parti puisse se maintenir, car il jouerait le rôle de stimulant, ainsi que d'autres organisations révolutionnaires. Je pense que la prééminence du Parti FLN,n'entraîne pas nécessairement l'unicité".

Déjà ! Qui en Algérie osait parler de pluralisme alors, nous sommes en 1963, neuf mois après l'indépendance.


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 Le 21 décembre 2012
Chers camarades,
Depuis la préparation de la convention nationale du parti sur les élections législatives et jusqu’à ces élections communales, beaucoup de chemin a été parcouru. Sur ce chemin il y a eu beaucoup d’obstacles. Mais le FFS ne serait pas ce qu’il est, c’est-à-dire le plus vieux et le plus solide parti d’opposition démocratique, s’il n’avait su, tout au long de ces années, serrer les dents durant les épreuves, renforcer les liens entre les militants les plus sincères, faire corps avec sa base et remonter, victorieux, à contre-courant de tous les traquenards.
En dépit de toutes les crises, fomentées dans les officines ou générées par un climat ambiant peu soucieux de sincérité et de dialogue franc, le FFS a élargi sa base militante, conquis de nouveaux citoyens et convaincus de valeureux militants de joindre leurs forces aux siennes à travers diverses régions du pays. Cet acquis inestimable doit être mesuré à sa juste valeur.
Pour les partis comme pour les femmes et les hommes, il faut savoir grandir, si on ne veut pas finir dans les dérives infantiles.
Il ne s’agit donc pas de se satisfaire d’avoir résisté, et survécu, aux terribles épreuves que le parti a traversées en même temps que le pays. Les défis qui attendent d’être relevés sont au moins aussi importants et sérieux que ceux que le parti a relevés au cours des décennies passées.
D’autant que les conjonctures nationale et régionale, déjà fort troublées par les crises qui secouent chacun des pays de la région, s’alourdissent en raison des contrecoups de la crise internationale.
La menace d’une guerre de déstabilisation majeure pèse lourdement sur la région du Sahel. Elle peut entrainer l’ensemble du Maghreb dans des turbulences  dévastatrices.
Les peuples de la région risquent de se retrouver de nouveau ballotés par des forces hostiles à leur développement, à leur cohésion et à leur liberté. Tous trois insuffisamment promus et renforcés par des régimes trop occupés à réprimer leurs peuples et à se quereller pour anticiper les mutations et les bouleversements.

Chers camarades,
Plus que jamais, la mobilisation des consciences vives de la région est impérative. Plus que jamais, le Maghreb devra apprendre à sortir de la politique des slogans creux pour investir la voie du dialogue et des choix stratégiques mutuellement bénéfiques.
Pour l’heure, l’ensemble des régimes, anciens ou nouveaux, restent scandaleusement dépendants de leurs «amis» d’Orient ou d’Occident, et trop peu sincères et engagés dans le développement politique démocratique, le développement économique régional et le rapprochement effectif entre les Etats, les peuples et les régions de l’ensemble maghrébin.
Chers camarades,
Le parti, le pays et l’ensemble de la région seront des sujets de réflexion et de débat constant pour les mois qui viennent.
Aussi je vous invite d’ores et déjà à inscrire ces préoccupations pour la préparation des travaux du 5e Congrès du FFS, nouvelle étape de notre feuille de route, que je convoque officiellement pour le second trimestre de l’année 2013. Nous sommes dans le sens de l’Histoire et notre peuple ne renonce jamais. Cet événement doit donner tout son sens à un véritable changement démocratique dans notre pays.
Chers camarades,
Rappelons-nous nos «devoirs de vérité et de lucidité» : Mes convictions et ma ferveur sont toujours aussi vivaces qu’aux premières heures de mes soixante dix ans de militantisme. Mais les cycles de la vie s’imposent à tous. Je dois ainsi vous dire que le moment est venu pour moi de passer le témoin et que je ne me présenterai pas à la présidence du parti pour le prochain exercice.
Dans cette perspective, je vous confie dès à présent le soin de maintenir le cap, de préserver et de développer le FFS, dans la collégialité, conformément à l’éthique qui a toujours guidé nos actions.
 
H. Aït-Ahmed, M. Hamrouche, A. Mehri
Je reste encore, bien entendu, à l’écoute des militantes et des militants et en relation de confiance avec le Comité éthique et le Secrétariat national à qui je demande d’engager dès maintenant le processus  de préparation du 5e Congrès du FFS par la mise en place, conformément à nos statuts et notre règlement intérieur, de la Commission de Préparation du Congrès National (C.P.C.N) et de tout mettre en œuvre pour sa réussite.
Je resterai, dans l’avenir, toujours proche de vous dans la réflexion et l’action, en particulier, avec la collaboration de mes enfants, dans le cadre de la «Fondation Hocine Ait-Ahmed» que j’ai décidé de constituer.
Avec mes salutations militantes, et mes vœux de réussite pour les prochaines étapes de lutte et de construction du parti et de l’alternative démocratique dans notre pays, ainsi que pour l’édification d’un Maghreb démocratique.
Hocine Ait-Ahmed

In : www.ffs-dz.net
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Aït-Ahmed quitte la présidence du FFS

Après le président du RCD, Saïd Sadi, c’est au tour de l’historique Hocine Aït Ahmed de renoncer à la présidence du FFS. Dans un message adressé ce vendredi au Conseil national du parti, Aït Ahmed explique les raisons : « Rappelons‑nous nos  "devoirs de vérité et de lucidité". Mes convictions et ma ferveur sont toujours aussi vivaces qu’aux premières heures de mes soixante‑dix ans de militantisme. Mais les cycles de la vie s’imposent à tous. Je dois ainsi vous dire que le moment est venu pour moi de passer le témoin et que je ne me présenterai pas à la présidence du parti pour le prochain exercice ».
Aït Ahmed a pour l’occasion convoqué la tenue du congrès du parti pour le deuxième trimestre 2013. « Le parti, le pays et l’ensemble de la région seront des sujets de réflexion et de débat constant pour les mois qui viennent. Aussi, je vous invite d’ores et déjà à inscrire ces préoccupations pour la préparation des travaux du 5e Congrès du FFS, nouvelle étape de notre feuille de route, que je convoque officiellement pour le second trimestre de l’année 2013. Nous sommes dans le sens de l’Histoire et notre peuple ne renonce jamais. Cet événement doit donner tout son sens à un véritable changement démocratique dans notre pays », affirme Aït Ahmed. « Dans cette perspective, je vous confie dès à présent le soin de maintenir le cap, de préserver et de développer le FFS, dans la collégialité, conformément à l’éthique qui a toujours guidé nos actions », ajoute‑t‑il.

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Message de Hocine Ait Ahmed au conseil national du 02 03 2012

Naissance de la fondation Hocine Aït Ahmed

Mais Aït Ahmed se dit toujours disposé à aider le parti à travers notamment la fondation qu’il a décidé de constituer et qui porte non nom. « Je reste encore, bien entendu, à l’écoute des militantes et des militants et en relation de confiance avec le Comité éthique et le secrétariat national à qui je demande d’engager dès maintenant le processus de préparation du 5e Congrès du FFS par la mise en place, conformément à nos statuts et notre règlement intérieur, de la Commission de préparation du Congrès national (C.P.C.N) et de tout mettre en œuvre pour sa réussite. Je resterai, dans l’avenir, toujours proche de vous dans la réflexion et l’action, en particulier, avec la collaboration de mes enfants, dans le cadre de la "Fondation Hocine Aït Ahmed", que j’ai décidé de constituer ».

Par ailleurs, Aït Ahmed a minimisé l’ampleur de la crise qui a secoué le parti depuis sa participation aux législatives. « Depuis la préparation de la convention nationale du parti sur les élections législatives et jusqu’à ces élections communales, beaucoup de chemin a été parcouru. Sur ce chemin, il y a eu beaucoup d’obstacles. Mais le FFS ne serait pas ce qu’il est, c’est‑à‑dire le plus vieux et le plus solide parti d’opposition démocratique, s’il n’avait su, tout au long de ces années, serrer les dents durant les épreuves, renforcer les liens entre les militants les plus sincères, faire corps avec sa base et remonter, victorieux, à contre‑courant de tous les traquenards », écrit‑il. « En dépit de toutes les crises, fomentées dans les officines ou générées par un climat ambiant peu soucieux de sincérité et de dialogue franc, le FFS a élargi sa base militante, conquis de nouveaux citoyens et convaincus de valeureux militants de joindre leurs forces aux siennes à travers diverses régions du pays. Cet acquis inestimable doit être mesuré à sa juste valeur », se réjouit‑il avant de conclure : « pour les partis comme pour les femmes et les hommes, il faut savoir grandir, si on ne veut pas finir dans les dérives infantiles ».
Sonia Lyes 21 12 2012
In: www.tsa-algerie.com

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El Watan samedi 22 décembre 2012

A la tête du parti depuis 1963

Aït Ahmed quitte la présidence du FFS


50 ans après la création du FFS dont il a été l’inspirateur et un des membres fondateurs, Hocine Aït Ahmed quittera la présidence du parti à la faveur du 5e congrès qu’il a convoqué pour le printemps 2013. Le leader charismatique du plus vieux parti d’opposition a décidé de constituer la «fondation Hocine Aït Ahmed».

Cinquante ans après la création du FFS, Hocine Aït Ahmed quittera la présidence du parti et décide de créer une fondation. L’annonce avait, hier, l’effet d’un tremblement de terre au siège du FFS. Le leader, le grand militant politique, passe ainsi le témoin et choisit de sortir de 70 années de militantisme politique par la grande porte. 
octobre 1988

«Rappelons-nous nos ‘‘devoirs de vérité et de lucidité’’ : mes convictions et ma ferveur sont toujours aussi vivaces qu’aux premières heures de mes soixante-dix ans de militantisme. Mais les cycles de la vie s’imposent à tous. Je dois ainsi vous dire que le moment est venu pour moi de passer le témoin et que je ne me présenterai pas à la présidence du parti pour le prochain exercice», a-t-il annoncé hier aux membres du conseil national réunis en session extraordinaire. Dans un message empreint de solennité, Aït Ahmed invite les cadres et militants du parti à conduire le FFS sur le chemin qu’il s’était tracé il y a 50 années, celui du combat politique pour une alternative démocratique.


Maintenez le cap, dit-il aux membres du CN en mettant l’accent sur deux principes fondateurs du parti «la collégialité et l’éthique». «Je vous confie dès à présent le soin de maintenir le cap, de préserver et de développer le FFS, dans la collégialité, conformément à l’éthique qui a toujours guidé nos actions», souligne le leader charismatique qui gardera tout de même un lien de filiation avec le FFS, à qui il a donné naissance et nourri de son riche parcours militant et qui est arrivé à un âge de maturation lui permettant de suivre son chemin. «Je reste encore, bien entendu, à l’écoute des militantes et des militants, et en relation de confiance avec le comité éthique et le secrétariat national à qui je demande d’engager, dès maintenant, le processus de préparation du 5e Congrès du FFS par la mise en place, conformément à nos statuts et notre règlement intérieur, de la commission de préparation du congrès national (CPCN) et de tout mettre en œuvre pour sa réussite», promet Da L’Hocine qui ne coupe pas le cordon même s’il décide de prendre du recul et d’ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. «Je resterai, dans l’avenir, toujours proche de vous dans la réflexion et l’action, en particulier avec la collaboration de mes enfants, dans le cadre de la ‘‘Fondation Hocine Aït Ahmed’’ que j’ai décidé de constituer.»

Du jeune de militant de 16 ans qui a rejoint le PPA à celui de 19 ans qui a rédigé le rapport stratégique sur la lutte armée pour l’indépendance, en passant par ses positions et actions d’une importance capitale durant la guerre de Libération, notamment sur le plan diplomatique, et arriver à son engagement dans l’opposition sans concession contre la dictature qui s’est installée après l’indépendance jusqu’à nos jours, sont autant de jalons qui ont marqué non seulement sa vie d’homme de conviction et d’engagement mais aussi et surtout la vie du pays. Il quittera donc organiquement dans six mois le FFS pour une autre œuvre qui appartiendra aussi à tous les Algériens, et où il contribuera encore une fois à léguer une mémoire, des valeurs et l’espoir en un avenir meilleur qu’il a toujours semé. Aït Ahmed n’omet pas dans son message d’orienter le parti sur la voie à suivre afin de faire face aux épreuves. «Mais le FFS ne serait pas ce qu’il est, c’est-à-dire le plus vieux et le plus solide parti d’opposition démocratique, s’il n’avait su, tout au long de ces années, serrer les dents durant les épreuves, renforcer les liens entre les militants les plus sincères, faire corps avec sa base et remonter, victorieux, à contre-courant de tous les traquenards», dit-il en faisant allusion aux embûches rencontrées par le FFS depuis sa décision de prendre part aux dernières législatives.

Aït Ahmed assène aux voix discordantes ceci : «En dépit de toutes les crises, fomentées dans les officines ou générées par un climat ambiant peu soucieux de sincérité et de dialogue franc, le FFS a élargi sa base militante, conquis de nouveaux citoyens et convaincus de valeureux militants de joindre leurs forces aux siennes à travers diverses régions du pays.» Mais lancera aussi à l’adresse des militants du FFS en guise de mise en garde : «Cet acquis inestimable doit être mesuré à sa juste valeur. Pour les partis comme pour les femmes et les hommes, il faut savoir grandir, si on ne veut pas finir dans les dérives infantiles.» Le message de Hocine Aït Ahmed aux membres du conseil national (CN) est aussi et comme de tradition, une analyse lucide sur la situation politique du pays. Une situation qui n’est pas sans lier à celle qui prévaut dans la région, estime-t-il. «La menace d’une guerre de déstabilisation majeure pèse lourdement sur la région du Sahel. Elle peut entraîner l’ensemble du Maghreb dans des turbulences dévastatrices. Les peuples de la région risquent de se retrouver de nouveau ballottés par des forces hostiles à leur développement, à leur cohésion et à leur liberté. Tous trois insuffisamment promus et renforcés par des régimes trop occupés à réprimer leurs peuples et à se quereller pour anticiper les mutations et les bouleversements», a-t-il averti en plaidant pour l’urgence de la «mobilisation des consciences vives de la région».

Et d’ajouter : «Plus que jamais, le Maghreb devra apprendre à sortir de la politique des slogans creux pour investir la voie du dialogue et des choix stratégiques mutuellement bénéfiques.» Et de qualifier les régimes dans la région de «trop peu sincères». Hocine Aït Ahmed prévient que «le parti, le pays et l’ensemble de la région seront des sujets de réflexion et de débat constant pour les mois qui viennent» et invite le CN à inscrire ces préoccupations pour les travaux du 5e congrès du parti qu’il a convoqué pour le deuxième trimestre 2013. «Nous sommes dans le sens de l’histoire et notre peuple ne renonce jamais. Cet événement doit donner tout son sens à un véritable changement démocratique dans notre pays», conclut-il.
Nadjia Bouaricha

(Suit le message de HAA)
video 
Message d_Ait Ahmed aux membres du Secrétariat National 2012

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Thèse de doctorat 1977 Nancy   




1985 donc.
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Ci-dessous des extraits des grandes manip des médias "libres et indépendants":













De la désinformation, des manipulations et des injures à l'endroit du FFS et de son leader Hocine Aït-Ahmed, il y en eut des centaines et des centaines durant plusieurs années....
C  

jeudi, décembre 20, 2012

350- Hollande en Algérie ou la nécessaire vérité


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Un des maître-mots du président François Hollande dans son allocution de ce matin, jeudi 20 décembre devant les centaines de parlementaires des deux assemblées algériennes réunies, a été « Vérité ». L’amitié a-t-il dit, pour se développer doit s’appuyer sur un socle : la vérité. La vérité répare, elle n’abime pas, ajouta-t-il, applaudi par tous. Rien ne se construit dans la dissimulation, dans l’oubli et encore moins dans le déni. Et il fut sincèrement (j’ose le croire) applaudi par tous. La vérité, continua François Hollande, rassemble. L’histoire, même quand elle est tragique, douloureuse, elle doit être dite. Et monsieur Hollande l’a dite cette vérité, le concernant, concernant la France et ses exactions en Algérie durant 132 ans. Et tous les parlementaires ont applaudi « chaleureusement », sincèrement.
Ces mêmes parlementaires, « représentant du peuple Algérien » ainsi que leurs devanciers, ont fait et continuent de faire fi de la vérité qui les concerne eux, qui concerne tous les Algériens, la vérité sur les milliers de disparitions forcées en Algérie, durant une dizaine d’année, entre 1992 et 2000. Comment construire l’avenir en niant la vérité ? Hollande a donné une leçon de clarté et de courage que n’ont pas les gouvernants Algériens, les « représentants du peuple » Algérien.

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www.elysee.fr




Le lendemain (aujourd'hui vendredi)


La presse française évoque un rendez-vous manqué avec l’Algérie

François Hollande revient sur sa visite d4etat en Algérie

François Hollande est revenu, ce vendredi matin, sur sa visite d’État de deux jours en Algérie. Ce voyage était « utile pour la France et pour l’Algérie », a‑t‑il dit sur la radio Europe 1. « Nous sommes sortis des 50 ans qui avaient été les années de la difficulté entre la France et l’Algérie, compte tenu d’un passé lourd et de mémoires blessées. C'était le moment d'ouvrir une nouvelle page. Je l’ai fait », a ajouté le chef de l’État français.
Alors que la presse française évoque « un rendez‑vous manqué » avec l’Algérie, François Hollande s’est refusé de faire un bilan de son déplacement. « C’est aux Français et aux Algériens de savoir ce que je peux dire de ce voyage. Moi, j’ai fait mon devoir », s’est‑il contenté de répondre. Ce matin, la presse française s’est montrée particulièrement critique sur le bilan de la visite, estimant notamment que la dimension économique avait occulté l’essentiel, notamment la question des droits de l’Homme et des libertés. « La France veut la liberté en Syrie, salue la Tunisie, la Libye ou l’Égypte débarrassées de leurs dictateurs. Mais Hollande n’a pas eu un mot pour condamner l’étouffoir algérien […] », écrit l’éditorialiste du quotidien Libération, proche du parti socialiste.


Condamnation du colonialisme : « je n'étais pas le premier à avoir dit ces mots »

François Hollande est revenu sur son discours devant le Parlement algérien dans lequel il a condamné le colonialisme, sans présenter d’excuses ni faire acte de repentance. « Il y a un système qui s'était installé dont les personnes n’étaient pas nécessairement les plus coupables. C’était un système d'exploitation et souvent, d’oppression. Il était important de dire qu'il ne respectait pas nos valeurs », a‑t‑il expliqué.

Avant d’ajouter, comme une justification : « il y avait une condamnation à porter, mais je n'étais pas le premier à avoir dit ces mots », en allusion au discours de Nicolas Sarkozy à Constantine en 2007 dans lequel l’ancien président français avait également condamné le colonialisme. « Ce que j'ai à faire, c'est permettre qu'il y ait cette réconciliation autour des mémoires pour pouvoir avancer. Je suis celui qui permet à la France d'avancer », a‑t‑il précisé.

Enfin, concernant les visas, François Hollande a défendu les propos qu’il a tenus à Alger sur la nécessité de mieux accueillir les demandeurs algériens. « Nous n'avons rien changé aux accords sur les visas avec l'Algérie. Je veux seulement raccourcir les délais de procédure », a‑t‑il affirmé.  « Je veux également que les Français qui viennent en Algérie soient bien accueillis », a‑t‑il ajouté.

Sonia Lyes
21 12 2012
In : www.tsa-algerie.com